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This article was written on 21 mai 2012, and is filled under Back Catalogue, News.

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Hommage à Dietrich Fischer-Dieskau

L’histoire de Claves doit beaucoup à Dietrich Fischer-Dieskau, baryton allemand considéré comme l’un des plus grands chanteurs du siècle passé, décédé en Bavière le 18 mai 2012 à l’âge de 87 ans.

La collaboration avec cet immense artiste et la fondatrice de Claves, Marguerite Dütschler se raconte en neuf chapitres :

Tout d’abord, la réédition d’un enregistrement sous licence Deutsche Gramophon (1962) de l’étrange chef-d’oeuvre d’Othmar Schoeck Lebendig begraben, Op. 14

Puis, toujours de Schoeck, premier enregistrement maison pour Claves: Unter Sternen

L’aventure se poursuit avec des lieder de jeunesse d’Hugo Wolf

Toujours avec son nouveau partenaire au piano, Hartmut Höll (qui succède – excusez du peu – à Horowitz, Richter, Brendel et surtout Gérald Moore), il signe en 1989, un inattendu récital de Mélodies de Claude Debussy

Une autre perle du compositeur post-romantique suisse Schoeck, champion du lieder

L’auteur des Romances sans Paroles pour piano a aussi écrit de « vrais » Lieder (près d’une centaine) ; retrouvez les préférés de DFD

L’exploration des raretés du Lied se poursuit avec un album consacré à un autre romantique, Weber

En mars 1992, il enregistre son dernier disque de chant, et c’est pour Claves, en trio avec Hartmut Höll et une déjà  grande dame du Lied, Mitsuko Shirai ; au programme, un cycle majeur de Schoeck, Das Holde Bescheiden (La Juste Mesure)

En 1992, Dietrich Fischer-Dieskau annonce son retrait de la scène en tant que chanteur pour se consacrer à la peinture, à la pédagogie et à la direction d’orchestre.

Pour Claves, il a signé un tout dernier opus en 2003 en étroite collaboration avec sa chère amie de Suisse, Marguerite Düschler, un cd consacré à des poèmes et des histoires autour de Noël dont il a choisi et lu les textes.

Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Baudelaire (Debussy)

 

 

 

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